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MIEUX CONNAÎTRE LA CULTURE RELIGIEUSE DES AUTRES, POUR MIEUX CONNAÎTRE LA NOTRE !

UN VOYAGE CURIEUX ET SPIRITUEL POUR LA FIN DE L'IGNORANCE ET DES PRÉJUGÉS ...

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Texte gnostique découvert en Haute-Egypte

Publié le 18 mars 2018 à 13:30 Comments commentaires (0)


Une collection de papyrus gnostiques traduits en copte au IIIe ou IVe siècle fut découverte vers 1945 à Nag'Hammâdi, en Haute Egypte; l'un de ces textes donne la parole à une voix féminine, peut-être celle d'Isis ou de Sophia/ Sophie (la Sagesse) La voix se nomeme elle-même :

"Tonnerre: Esprit parfait"

Car je suis la première et la dernière.

Je suis l'honorée et la méprisée

Je suis la prostituée et la sainte

Je suis l'épouse et la vierge.

Je suis la mère et la fille.

je suis les membres de ma mère.

Je suis la stérile, et nombreux sont mes fils

Je suis la magnifiquement mariée et la célibataire.

Je suis l'accoucheuse et celle qui n'a pas procréé

Je suis la consolation des douleurs de l'enfantement

Je suis l'épousée et l'époux, et c'est mon mari qui m'a engendrée.

Je suis la mère de mon père

Je suis la soeur de mon mari et il est mon rejeton.

Ayez du respect pour moi.

Je suis la scandaleuse et la magnifique.

ConneXion des Opposés , magnifique n'est-ce pas !


Où est né le divin enfant ?

Publié le 18 décembre 2017 à 16:55 Comments commentaires (0)

Cet article est extrait du dossier : « Les archéologues, les historiens et la Bible » (Histoire & Civilisations n°34, décembre 2017)


Entre histoire, archéologie, symbolique et mémoire

On pense tout savoir de la naissance de Jésus, du lieu, de la date, des acteurs et des témoins, mais la lecture des textes est déconcertante. Seuls deux des quatre Évangiles canoniques fournissent des données disparates – et parfois contradictoires – que l’on ne peut pas mettre bout à bout pour reconstituer l’événement ni l’inscrire précisément dans l’histoire. Ils présentent cette naissance comme miraculeuse, en recourant à des lieux communs évidents pour l’époque : l’astre associé aux Mages rappelle les comètes signalant la venue au monde d’un futur empereur romain ou l’horoscope établi en Orient pour chaque naissance royale. C’est une écriture rétrospective : toute la vie de Jésus doit révéler en lui le Messie annoncé par les prophètes, qu’avaient reconnu ses disciples en témoignant de sa résurrection.

Jésus est-il né à Bethléem, alors que les Évangiles lui donnent Nazareth comme « patrie » ? Cette localisation était prédéterminée, puisque le prophète Michée y avait prédit la naissance du Messie et que c’était un haut lieu biblique, la patrie de David. Le problème est que les Évangiles ne justifient pas de la même manière la naissance de Jésus à Bethléem.

Pour Matthieu, cette ville est restée le lieu de résidence de Joseph, descendant de David, qui ne s’établit à Nazareth qu’au retour de la fuite en Égypte.

Pour Luc, c’est un événement accidentel, justifié par un recensement, qui exige le déplacement de la famille de Jésus de Nazareth, où elle est domiciliée, à Bethléem, son lieu d’origine.

Jésus est-il né au moment du recensement de Quirinius, comme le pose l’Évangile de Luc ? Ce recensement est attesté et daté de 6 – apr. J.-C. ! –, mais ce repère chronologique est en contradiction avec celui fourni par l’Évangile de Matthieu, qui fait naître Jésus à la fin du règne d’Hérode, mort en 4 av. J.-C. Il subsiste donc une fourchette d’incertitude de 10 ans, ce qui n’est pas énorme au regard du fonctionnement de la mémoire antique.

Les historiens de l’Antiquité se préoccupaient moins de dater un événement avec précision que de révéler son importance en utilisant des synchronismes signifiants. Luc fait naître Jésus, le sauveur universel, lors du premier recensement universel, dans une humanité unifiée par l’Empire romain. Matthieu, au contraire, présente Jésus comme un nouveau Moïse, sauveur de son peuple, en imputant à Hérode le massacre des nouveau-nés de Bethléem, qui fonctionne comme l’écho d’un épisode biblique – la mise à mort des premiers-nés des Hébreux par Pharaon –, car il n’est attesté historiquement par aucune source juive ou romaine. Dans ce mode d’écriture, l’épisode de la fuite en Égypte, que Matthieu est seul à rapporter, mais que les Évangiles apocryphes de l’enfance du Christ ont beaucoup développé, devient une nécessité.

En définitive, dans l’état actuel de la documentation, le recensement romain de l’an 6 n’a pas eu lieu sous la forme que lui donne Luc, et le massacre des enfants et la fuite en Égypte sont des non-événements. Tenter de reconstituer deux recensements, dont l’un sous Hérode, pour harmoniser les deux chronologies évangéliques aboutit à une aporie.

Le règne d’Hérode est quand même un marqueur important, commun aux deux récits évangéliques, puisque Luc y place la naissance de Jean le Baptiste, qu’il situe quelques mois avant celle de Jésus.

Jésus est-il né dans une grotte ou dans une étable ? Matthieu installe Jésus et ses parents dans une « maison » lors de la visite des Mages. Luc parle d’une « halte », une dépendance dans une maison privée ou dans un caravansérail. Il n’y a pas lieu de conclure à une étable à cause de la « mangeoire » (ou « crèche »;), qui est utilisée comme premier berceau selon un usage courant. La grotte fait partie des stéréotypes d’une naissance merveilleuse, car c’était un lieu sacré, d’expérience mystique, d’initiation et de révélation dans la Bible hébraïque comme dans le monde gréco-romain.

Reste que l’on vénère à Bethléem depuis le IIe siècle une grotte qui a déterminé l’implantation de la basilique de la Nativité. Cette tradition de dévotion ininterrompue a résisté à l’insurrection juive de 135, puis à la romanisation autoritaire de la région. Cette continuité exceptionnelle constitue un bon témoignage local de la fiabilité de la mémoire chrétienne, rendant plus vraisemblable la naissance de Jésus à Bethléem.

En définitive, quel repère chronologique, quelle localisation choisir ? Et même, faut-il choisir ? Les divergences des textes et les silences de l’archéologie ne doivent pourtant pas occulter les points communs entre les deux récits évangéliques de la naissance de Jésus, qui construisent la même histoire théologique : l’annonce angélique, la conception virginale, l’intervention de l’Esprit saint qui souligne à plusieurs reprises la filiation divine de cet enfant, la généalogie davidique, des témoins de l’événement extérieurs à la famille. Ce sont des éléments fondateurs de l’acte de foi chrétien, les seuls auxquels s’attachent les rédacteurs des Évangiles, alors que le Jésus historique et les circonstances de sa naissance n’ont guère intéressé les premières communautés chrétiennes.

Seule sa mort fut un événement mémorable.


Marie-Françoise Baslez est professeur émérite d'histoire des religions de l'Antiquité à la Sorbonne (Paris).

Elle a publié de nombreux ouvrages sur saint Paul, les premiers chrétiens et les persécutions, la religion dans la Grèce antique etc.


La Magnificence d'Al-Andalous

Publié le 25 avril 2017 à 13:00 Comments commentaires (0)



Il s'agit de se perdre dans l'Histoire pour mieux se retrouver. L'Espagne porte encore les vestiges de nos racines oubliées. La modernité des villes ne présuppose en rien les trésors et les richesses enfouis de nos ancêtres. C'est en 711 que Tarek Ibn Ziyed âgé de 18 ans conquit les territoires ibériques portant ainsi le commencement d'Al-Andalus qui perdura jusqu'en 1492.

Une terre qui, de par sa richesse intellectuelle et artistique, a émerveillé tant de générations.

Al Andalus était le centre d'irradiation de la culture, du raffinement et de l'élégance. Tout ici n'est que caresse et poésie. Le plus simple des hommes devient poète et se sent submergé par la douceur et l'art de vivre andalou.

La magnificence d'Al-Andalus s'explique entre autres par la droiture de ses habitants et de ses sultans. Comme le disait si bien Ibn Arabi : « Dieu a insufflé en l'Homme de Son Esprit. Comme témoignage de cette présence en toi, de l'acte de Dieu qui ne cesse de créer, l'action est l'extérieur de la foi. Tu rends visible l'invisible (Dieu) chaque fois que tu te dépasses: Artiste quand tu exprimes la beauté, que Dieu aime; amant, quand tu vois et sers Dieu en celle que tu aimes; savant, quant tu découvres des vérités nouvelles; chef quand tu crées pour chacun les conditions de son épanouissement. »

C'est en haut des rues montantes et à travers un jardin parfumé de jasmins que la mosquée de San Nicolas offre un panorama exaltant. Celui de la magnificence du palais de l'Alhambra, l'une des sept nouvelles merveilles du monde. Les portes se succèdent et le palais doucement reprend vie. Il n'est pas difficile de s'imaginer les va-et-vient des sultans ainsi que les romances sur les balcons emplis de parfums fleuris. Rien n'était laissé au hasard, c'est que l'art, la poésie et le raffinement les caractérisaient.

La fontaine au milieu des jardins forme une coquille, signe de noblesse, les jets d'eau se rejoignent en un point au coeur duquel se trouve, dans un imaginaire, une perle. La beauté des patios laisse place aux dentelles de pierres qui se succèdent mais ne se ressemblent pas. Toutes portent des louanges pour Dieu et parfois pour le sultan. Si on y prête attention le son intemporel des tailleurs de pierres résonne encore dans les contrées voisines. Le regard finit par se perdre devant tant de beauté. C'est un fugace instant d’éternité.

Quant à Cordoue, il était le centre de la culture, du Xe au XIIIe siècle. La mosquée était l’un de ses plus hauts lieux. L’architecture splendide emplit d’émerveillement tout visiteur. Au delà des jeux de lumières et des arcs rougeâtres il y a quelque chose de magique. Il suffit de s'approcher et de se déplacer pour voir briller ces pierres délicatement taillées.

L'université était aussi le lieu où les astronomes découvraient dans l'harmonie du mouvement des astres comme les médecins dans le microcosme d'un corps humain, des signes de la présence de Dieu, de son unité et de sa beauté. Ibn Rushd et Ibn Arabi ne sont qu'un minime échantillon de tous ces savants.

Ibn Arabi déclare : « Les docteurs de la loi nous disent : "Ceci est interdit ! Ceci est permis." Jamais ils ne nous disent : " Tu es responsable de toi-même. Réfléchis par toi même!" Alors que le Coran nous y appelle à chaque page. A les entendre il n'y aurait, entre Dieu et l'homme, que des rapports de maître à esclave. Mes frères, la foi et la philosophie commencent là où finit ce juridisme desséché! Le Coran nous dit : "Dieu fera se lever des hommes qu'Il aimera et qui L'aimeront". Et aussi "Si vous aimez Dieu, Dieu vous aimera." Il y a un amour spirituel, quand tu n'aimes l'aimé que pour lui même. Tu ne vis alors qu'en te dépassant : en préférant à la tienne sa joie, sa plénitude d'être. Cet amour t'enseigne le sacrifice. Et enfin il y a un amour divin, le plus haut : tu aimes en toute chose Celui qui l'a crée, et tu n'aimes Dieu que pour lui-même. Sans crainte d'un châtiment ni désir d'une récompense. Cet amour que tu portes à Dieu est un reflet de celui qu'Il te porte. Tu ne peux pas t'identifier à Dieu, mais tu peux agir selon le but qu'Il a révélé par Son Messager. »

L’art de vivre andalou peut se résumer en une phrase : « Savez vous ce que c’est de vivre dans un flacon de parfum ? La maison andalouse ressemble à ce flacon, nous craignons seulement qu’avec cette image nous soyons injustes non pas avec ce flacon mais plutôt avec la réalité de ce que représente cette maison. »

Et pourtant, les clés de l'Alhambra et de Grenade furent remises par Boabdil, dernier monarque musulman à régner en Espagne. Sa mère lui aurait dit lorsqu'il les perdit en 1492 : « Ne pleure pas comme une femme ce que tu n'as pas défendu comme un homme ! » On dit que les musulmans pourraient encore régner dans l'Alhambra si Boabdil n'avait pas livré sa ville aux chrétiens. Les monarques n'auraient jamais pu la conquérir par la force. C'est précisément par l’une de ces portes qu'il quitta l'Alhambra pour rejoindre les montagnes alentours fermant derrière lui les portes d’une Histoire inégalée.

Le paradis et l'enfer pour la Foi Baha'ie

Publié le 20 mars 2017 à 14:55 Comments commentaires (0)

(Jardins du Centre Mondial Baha'i à Haïfa, Israel)

Le paradis, l'enfer et l'approche bahá'íe de la vie après la mort

Comme dans les autres religions, l'idée que se font les Bahá'ís de la vie après la mort est profondément liée aux enseignements sur la nature de l'âme et sur le but de la vie sur terre. Bahá'u'lláh, le fondateur de cette récente religion mondiale, a confirmé l'existence d'une âme distincte et raisonnable. Dans cette vie, dit-il, l'âme est reliée au corps physique. Elle donne la vie au corps et est notre moi réel.

Bien que non détectable par des moyens physiques, l'âme se décèle à travers les traits de caractère qui différencient chaque être humain. C'est d'elle que rayonnent l'amour et la compassion, la foi et le courage et d'autres qualités "humaines" qui ne s'expliqueraient pas si l'être humain était uniquement assimilé à un animal ou à une machine organique sophistiquée.

L'âme ne meurt pas ; elle est éternelle. Lorsque le corps meurt, l'âme est libérée de ses liens physiques avec ce corps et avec le monde qui l'entoure, et elle commence progressivement son voyage à travers le monde spirituel. Les Bahá'ís pensent que le monde spirituel est le prolongement intemporel de notre propre univers - et non pas un lieu physiquement éloigné ou transplanté.

L'entrée dans l'au-delà peut nous procurer une grande joie. Bahá'u'lláh compare la mort à la naissance. Il explique: "Le monde de l'au-delà est aussi différent du monde d'ici-bas que celui du fœtus dans le sein de sa mère."

L'analogie avec le ventre maternel résume à bien des égards ce que pense Bahá'u'lláh de l'existence sur terre. Tout comme le ventre maternel est important pour le développement physique d'un être humain, le monde physique est la matrice du développement de l'âme. De ce fait, les Bahá'ís considèrent la vie comme une sorte d'atelier où l'on peut perfectionner et développer les qualités qui seront nécessaires dans la vie future.

"Sache, en vérité, que si l'âme de l'homme a cheminé dans les voies de Dieu elle se retrouvera dans la gloire du Bien-aimé." a écrit Bahá'u'lláh. "Par la vertu de Dieu ! elle atteindra un rang tel qu'aucune plume ne peut le décrire, ni aucune langue le mentionner."

En dernière analyse, le ciel peut être plus ou moins défini comme le rapprochement avec Dieu; l'enfer comme l'éloignement de Dieu. Chaque état est une conséquence naturelle des efforts ou du manque d'efforts individuels pour développer la spiritualité. La clé du progrès spirituel est de suivre la voie indiquée par les Manifestations * de Dieu. Mais la nature exacte de la vie après la mort demeure un mystère. "La nature de l'âme après la mort ne peut pas être décrite", affirme Bahá'u'lláh.

*les Manifestations de Dieu : ceux qui manifestent la lumière divine dans toute son intensité et appelés pour cela Manifestations des attributs divins sont les Prophètes indépendants, fondateurs de religions et de civilisations. Les autres prophètes, les prophètes mineurs, sont leurs disciples, "des branches qui manifestent la bonté des prophètes indépendants et reçoivent la lumière de direction du prophète universel" (L.S.Jean d'Acre, page 184). Ils sont animés de l'Esprit de Foi par excellence.

Pour en savoir plus sur la Foi Baha'ie : www.bahai.org


 

 

L'enfer pour les musulmans

Publié le 11 mars 2017 à 13:40 Comments commentaires (0)


D'après les docteurs musulmans, l'Enfer a sept portes, dont chacune a son supplice particulier. Quelques interprètes disent qu'il faut entendre par ces sept portes, sept étages différents, dans lesquels seront punis sept différentes sortes de pécheurs. Le premier, qui s'appelle Djehennem, est destiné aux adorateurs du vrai Dieu ou musulmans qui auront mérité par leurs crimes d'y être précipités; le second, appelé Ladha ou Léza, est pour les chrétiens; le troisième, Hotima, pour les juifs; le quatrième, Sair, pour les sabéens; le cinquième, Sakar, pour les mages et les guèbres, le sixième, Djahim, pour les païens et les idolâtres qui admettent la pluralité des dieux; le septième, Hawiat, qui est le plus profond, est réservé aux hypocrites, c'est-à-dire à ceux qui font semblant d'avoir une religion, tandis qu'intérieurement ils n'en professent aucune.

L'imam Mansour distribue d'une autre manière ces différents étages. Il prétend d'abord qu'il n'y en a pas de particulier pour les musulmans, parce qu'ils ne doivent avoir dans l'enfer qu'une demeure passagère, et non pas éternelle comme les infidèles; il ne reste donc qu'à y placer ces derniers !

Le premier étage est, suivant cet auteur, pour les matérialistes, qui croient l'éternité du monde, et n'admettent ni création, ni Créateur; le second, pour les dualistes ou partisans des deux principes, tels que les Manichéens et les Arabes idolâtres au temps de Mohammed (Mahomet); le troisième, pour les brahmanes des Indes, qui rejettent les prophètes et les livres tant de l'Ancien Testament que du Nouveau Testament ; le quatrième, pour les juifs qui n'admettent que l'Ancien Testament; le cinquième, pour les chrétiens qui reçoivent les deux Testaments; le sixième pour les mages de Perse, qui ont des livres attribués, soit à Abraham, soit à Zoroastre; le septième est, du consentement de tous, pour les hypocrites en religion. C'est de ceux-ci qu'il est si souvent parlé dans le Coran, car Mahomet savait parfaitement que plusieurs feraient profession de son symbole, sans y ajouter foi ; c'est pourquoi il leur réserve toute sa colère et ses menaces.

Un autre théologien musulman soutient que les sept portes de l'Enfer sont les sept péchés capitaux, qu'il nomme en cet ordre la cupidité, la gourmandise, la haine, l'envie, la colère, la luxure et l'orgueil. Il conclut que c'est par ces sept portes que l'on entre dans l'Enfer de l'éloignement et de la privation de Dieu. D'autres veulent que ces sept portes soient les principaux membres du corps humain, qui sont les instruments du péché, et par conséquent autant d'ouvertures pour descendre dans l'Enfer. Ces sept principaux membres sont : les yeux, les oreilles, la langue, le ventre, les organes génitaux, les pieds et les mains.

Les musulmans disent, comme les chrétiens, que la plus grande peine des damnés est la privation de la vue de Dieu. Quant à la peine matérielle, ils disent que l'Enfer est rempli de torrents de feu et de soufre, où les damnés, chargés de chaînes de 70 coudées de longueur, seront plongés et replongés continuellement par les démons. A chacune des sept portes, il y a une garde de 19 anges, toujours prêts à infliger aux malheureux damnés de nouveaux supplices; les infidèles surtout auront à endurer les supplices les plus rigoureux; ils seront à jamais enfermés dans ces prisons souterraines, où les serpents, les crapauds, les oiseaux de proie, exerceront sur eux leur fureur. Pendant toute la durée de leur supplice, les damnés souffriront la faim et la soif. On ne leur servira que des fruits amers et ressemblant à des têtes de démons. Leur boisson sera tirée de sources d'eaux soufrées et brillantes, qui leur occasionneront des plaies douloureuses. L'inspecteur des mauvais anges qui gardent l'entrée des sept portes, décidera de la rigueur des tourments, qui sera toujours proportionnée au crime et au plus ou moins de négligence à faire l'aumône et à satisfaire aux autres préceptes du Coran. Cependant, ainsi que nous l'avons déjà remarqué, la croyance commune est que les musulmans ne seront pas éternellement dans l'Enfer; suivant les uns, ils y demeureront au plus 7000 ans, mais pas moins de 400 ans; suivant les autres, ils seront tous délivrés, lors du jugement général, à l'intercession de Mahomet.


Le paradis dans l'Islam

Publié le 5 mars 2017 à 13:25 Comments commentaires (0)


Selon les Musulmans, le paradis embrasse dans sa grandeur les cieux et la terre; c'est le lieu de l'éternelle félicité; il est partagé en huit degrés de béatitudes, et arrosé, comme le paradis du Talmud, de quatre grands fleuves, « dont l'un roule du lait, le second du miel, le troisième du vin, et le quatrième une eau pure et délicieuse. Les dix premiers Arabes convertis par Mohammed (Mahomet), et surtout les quatre premiers califes, ainsi que Fatima, fille du prophète, ont pour partage les régions les plus élevées et les plus enchantées du ciel; la félicité dont ils jouissent dans ce séjour ravissant est au-dessus de l'intelligence humaine; Dieu a destiné à chacun d'eux soixante-dix pavillons superbes tout éclatants d'or et de pierreries; chacun de ces pavillons immenses est garni de 700 lits éblouissants; et chaque lit est entouré de 700 houris ou vierges célestes... !

Les Musulmans croient qu'il y a eu sept animaux auxquels l'entrée du paradis a été ouverte : ce sont : le chameau du prophète Élie, le bélier d'Abraham, le poisson qui engloutit Jonas, la jument Buraq, la fourmi et la huppe de Salomon, et Kitmir le chien des Sept-Dormants.

Cependant, beaucoup des Musulmans ne croient pas du tout à cette béatitude sensuelle : les passages du Coran où il en est question peuvent être pris dans un sens métaphorique. Garcin de Tassy a recueilli, dans ses Doctrines et Devoirs de la religion musulmane, tous les passages du Coran relatifs au paradis; or, la plupart pourraient être énoncés par les deux autres religions monothéistes, par exemple :

« Le paradis est le séjour préparé aux justes, à ceux qui font l'aumône dans la prospérité et dans l'adversité, et qui, maîtres des mouvements de leur colère, savent pardonner à leurs semblables. III, 127. Dieu appelle les humains au séjour de la paix, et conduit ceux qu'il veut dans les voies du salut. Une récompense magnifique sera le partage des bienfaisants. La noirceur et la honte ne voileront jamais leur front; ils habiteront éternellement le séjour des éternelles voluptés. X, 36, 37. Ceux qui ont eu la crainte du Seigneur seront sauvés. Ils posséderont le séjour du bonheur. Le mal et la peine n'approcheront point d'eux. XXXIX, 62. Annonce à ceux qui croient et qui font le bien, qu'ils habiteront des jardins ou coulent des fleuves. Là, ils trouveront des femmes purifiées (houris). Ce séjour sera leur demeure éternelle [...]. Dieu ne rougit pas de te déclarer ceci en parabole. Les croyants savent que la parole est la vérité; mais les infidèles disent : Pourquoi le Seigneur propose-t-il de semblables allégories? II, 23, 24.»

Le législateur évoque des d'objets sensibles, mais il a aussi bien soin de déclarer qu'il parle en parabole et sous le voile de l'allégorie, et que par conséquent ces paroles ne doivent pas être prises à la lettre. Si du Coran nous passons aux commentateurs et aux théologiens, nous verrons le bonheur des élus encore plus spiritualisé. Ils font consister la félicité du paradis à voir la beauté et la majesté de Dieu, à se confondre et à s'absorber pour ainsi dire en lui, à vivre de sa vie, à être inondé de sa lumière ineffable, et à jouir d'une paix profonde et inaltérable. Les objets sensibles dont il est fait mention dans le Coran, sont pour eux autant de métaphores auxquelles le législateur avait recours pour être mieux compris. Le paradis des Musulmans, comme celui des Juifs et des Musulmans, n'est donc pas lui non plus compris par eux comme un lieu, mais plutôt comme un état des âmes.

( 7, 70 ou 700 houris ... au choix...)


L'enfer pour les chrétiens

Publié le 25 février 2017 à 13:15 Comments commentaires (0)


(Cercles de l'Enfer, Divine Comédie de Dante)

Ce que les chrétiens appellent Enfer est moins le lieu que l'état des esprits et des âmes qui ont été condamnées par le Tout-Puissant aux peines de l'autre vie. Le dogme de l'enfer et de l'éternité des peines est fondé sur plusieurs passages de la Bible, et sur diverses traditions populaires.

Dans le sens propre et restreint, on appelle Enfer le lieu où les mauvais anges et les âmes des méchants, après la mort, souffrent une peine éternelle; mais dans un sens plus général, on donne ce nom au lieu où se trouvent les âmes des défunts qui ne sont pas dans le ciel. C'est ainsi qu'il est dit, dans le Nouveau Testament, descendre dans l'Enfer, pour mourir, descendre dans le tombeau ou dans le lieu des âmes. C'est ainsi que Jésus est descendu dans les Enfers pour en retirer les âmes des justes qui n'avaient pu être introduites dans le ciel, parce que la faute originelle n'était pas encore effacée.

La descente aux Enfers de Jésus

On désigne par le terme théologique de Descentes aux Enfers le fait exprimé dans le Symbole des apôtres par les mots Descendit ad inferna ou inferos, qui se rapportent à Jésus-Christ. Cette phrase est intercalée, comme on sait, entre la mention de la mort et de la sépulture de Jésus et celle de sa résurrection. On la trouve d'abord, vers la fin du IVe siècle, dans la confession de foi de l'Eglise d'Aquilée; jusqu'à la fin du Ve siècle, elle manque dans la plupart des textes connus du Symbole des Apôtres; au VIIe siècle, par contre, cette formule est entrée partout dans le texte reçu du Symbole.

La doctrine elle-même d'une descente du Christ aux enfers se rencontre dans quelques-uns des plus anciens auteurs chrétiens, dans Justin Martyr (Contra Tryph., 72), par exemple, et dans la plupart des Pères de l'Eglise; mais le même terme a fini par désigner des faits assez différents. Ainsi l'Eglise orthodoxe grecque enseigne que l'âme humaine du Christ, unie à la divinité, est descendue librement aux enfers pour y continuer son activité salutaire (Conf. orthod., I, 49).

L'Eglise romaine dit que la personne entière du Christ est librement descendue au séjour des saints de l'ancienne alliance (limbus patrum) pour en délivrer les habitants et les conduire au ciel (Catech. rom., §§ 100-105). Selon les formulaires luthériens, le Christ est descendu, corps et âme, vers les réprouvés pour leur manifester sa victoire. C'est le premier moment de son exaltation (Form. Concord., I et II, art. 9).

Enfin, quelques formulaires réformés ne voient dans les mots « Il est descendu aux enfers », que l'expression des extrêmes souffrances du Christ à Gethsémané et au Calvaire (Catech. Palat., IX, 44). Dans les Eglises issues de la Réforme (Protestantisme), ces divergences et bien d'autres sur le même point peuvent subsister parce que les passages de la Bible sur lesquels s'appuie la doctrine de la descente aux enfers sont d'une interprétation controversée, en particulier celui de la première épître de Pierre (III, 18 et 19).

La Damnation.

Les théologiens distinguent deux sortes de peines que souffrent les damnés dans les enfers : la peine du dam, qui consiste dans la privation de la vue de Dieu, et la peine du sens, qui est exprimée par un ver rongeur et un feu dévorant; nous disons, est exprimée, parce que les chrétiens ne sont pas obligés de croire que ce feu soit matériel, non plus que le ver rongeur.

On appelle damnation, dans l'enseignement de l'Eglise chrétienne, la sentence divine qui entraîne les peines éternelles de l'enfer. Le lieu où les réprouvés subissent ces peines est l'enfer ; les tourments atteignent à la fois le corps et l'âme et ils sont sans fin. Cette doctrine s'appuie sur les déclarations du Nouveau Testament, qui parlent d'un « châtiment éternel » (Matthieu, XXV, 41. Cf. Jean, III, 36), d'un « feu qui ne s'éteint pas » (Marc, IX, 43, 44, 46, 48. Cf. Isaïe, LXVI, 24) et de la « mort seconde » (Apocalypse, XX, 10, 14, 15). L'enseignement officiel de l'Eglise n'a guère varié sur ce point; l'inscription que Dante place sur Ia porte de l'enfer Lasciate ogni speranza est orthodoxe. Mais presque de tout temps, des docteurs isolés ont essayé d'échapper à cette conséquence terrible du Jugement dernier.

On peut distinguer dans l'opposition au dogme de la damnation deux opinions principales : celle de l'apocatastase ou restauration universelle, mise en avant par Origène, au nom de l'inaliénable liberté humaine et de la puissance illimitée de Dieu; la plupart des disciples du grand penseur chrétien acceptèrent cet enseignement : Scot Erigène, au IXe siècle, tenta de concilier l'universalité du salut avec les peines éternelles. Durant le Moyen âge, quelques groupes mystiques formulèrent de diverse manière l'apocatastase d'Origène; et jusqu'à l'époque contemporaine, cette idée a conservé des défenseurs parmi les théologiens. D'autre part, la théorie de la destruction finale des réprouvés, indiquée déjà par quelques Pères de l'Eglise, a donné naissance, dans les temps modernes, à ce qu'on a appelé l'immortalité conditionnelle.


Le paradis dans le Christianisme

Publié le 18 février 2017 à 13:05 Comments commentaires (0)


Le mot, du grec' paradéisos, est employé trois fois dans le Nouveau Testament

(Evangile de Luc, XXIII, 43 ; Il Corinthiens XII, 4; Apocalypse, II, 7) sans qu'il soit défini. Mais il désigne, comme le mot ciel ou cieux, la séjour de Dieu, le lieu où le Christ mort et ressuscité s'est rendu, où vont les justes. Plusieurs cieux sont distingués, sans explication, dans la 1re épître aux Corinthiens, XII, 2 (Ephésiens, IV, 10).

Dans le christianisme, la vie future a été longtemps conçue avec tout un cortège d'idées et d'images terrestres : le Paradis était comme une forteresse située à l'Orient, avec trois portes que défendaient les anges et dont Saint Pierre gardait l'entrée; les élus, placés sur des trônes d'or et de pierreries, revêtus de robes d'une éclatante blancheur, mêlaient leur voix à celle des Chérubins et des Séraphins pour chanter les louanges de Dieu, s'accompagnaient de divers instruments, étaient admis à la table divine, etc. Toutes ces figures de langage prenaient un corps dans les bas-reliefs et dans les peintures des églises.

Avec le temps le paradis attendu par les chrétiens n'a plus été déterminé à une localité particulière : c'est devenu un état de bonheur et de délices sans mélange, dans lequel on jouira de la plénitude de la majesté divine. Les anges et les bienheureux, qui partagent cette félicité suprême, ne connaissent ni les plaintes, ni la terreur, ni les souffrances, ni la mort.

Les âmes de ceux qui sont morts dans la grâce de Dieu sont admises dans le paradis, soit immédiatement, si elles sont pures; soit après qu'elles ont achevé de se purifier dans le purgatoire; mais, après la résurrection générale, les justes jouiront en corps et en âme de ces délices ineffables; les corps seront alors doués de quatre qualités qui les assimileront en quelque sorte aux esprits, à savoir : la clarté ou la splendeur, l'agilité, la subtilité et l'impassibilité ou l'immortalité. Plusieurs auteurs ou orateurs sacrés ont cherché à faire la peinture des délices du paradis: ce sont autant de tentatives malheureuses, car ce bonheur est ineffable; saint Paul en dit beaucoup plus que ce que l'imagination la plus vive pourrait supposer ou inventer, par ces simples paroles :

L'oeil de l'homme n'a point vu; son oreille n'a point entendu, et son esprit ne saurait concevoir ce que Dieu prépare à ceux qui l'aiment.


L'Enfer pour les juifs

Publié le 12 février 2017 à 0:50 Comments commentaires (0)


Les Hébreux appelaient schéol, l'Enfer pris en général pour le lieu des âmes, et Gué-hinnom (Géhenne), le lieu de souffrance où se trouvaient les âmes des damnés. Ce mot, qui signifie proprement la vallée des enfants d'Hinnom, était le nom d'une vallée, située à l'orient de Jérusalem, et fameuse par les sacrifices humains que les Jébuséens avaient autrefois offert, à Moloch; ce qui avait rendu ce nom un objet d'exécration et d'horreur.

Les rabbins disent que le feu de l'Enfer a été créé le second jour de la création, et que c'est là la raison pour laquelle on ne dit pas des oeuvres de ce jour, comme des oeuvres des autres : et Dieu vit que cela était bon. Dans un autre endroit du Talmud, l'Enfer est compté au nombre des sept choses qui furent créées avant que le monde fût tiré du néant. Il est dit dans le Zohar, que les damnés souffrent dans l'Enfer deux genres de supplices : le feu et l'eau glacée.

Suivant le Talmud, il y a neuf démons : trois sont semblables aux anges, ils connaissent l'avenir, et volent d'un bout du monde à l'autre; trois sont semblables aux hommes, ils boivent et mangent comme eux; trois sont semblables aux animaux, boivent et mangent comme eux.

D'après les, traditions talmudiques, lorsque Adam eut mangé le fruit défendu, il devint le père de trois sortes de démons : les lillites, espèces de lamies qui dévoraient les petits enfants; les esprits, qui n'avaient pas de forme matérielle; et les kophim, qui avaient des têtes de singe.

Les Talmudistes distinguent trois ordres de personnes qui comparaîtront au jugement dernier : les justes, les méchants, et ceux qui sont dans un état mitoyen, c'est-à-dire, qui ne sont, ni tout à fait justes, ni tout à fait impies. Les premiers seront aussitôt destinés à la vie éternelle, et les méchants aux peines de la géhenne ou de l'Enfer. Les mitoyens, tant juifs que gentils, descendront dans l'Enfer, avec leurs corps, et ils pleureront pendant douze mois, montant et descendant, allant à leurs corps et retournant en Enfer. Après ce terme, leurs corps seront consumés, et leurs âmes brûlées, et le vent les dispersera sous les pieds des justes. Mais les hérétiques, les athées, les tyrans qui ont désolé la terre, ceux qui engagent les peuples dans le péché, seront punis dans l'Enfer, pendant les siècles des siècles.

Les rabbins ajoutent que, tous les ans, au premier jour du mois de tisri, Dieu fait une espèce de révision de ses registres, et un examen du nombre et de l'état des âmes qui sont en Enfer.


(une autre vision de l'enfer...)



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