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Le paradis dans l'Islam

Publié le 5 mars 2017 à 13:25


Selon les Musulmans, le paradis embrasse dans sa grandeur les cieux et la terre; c'est le lieu de l'éternelle félicité; il est partagé en huit degrés de béatitudes, et arrosé, comme le paradis du Talmud, de quatre grands fleuves, « dont l'un roule du lait, le second du miel, le troisième du vin, et le quatrième une eau pure et délicieuse. Les dix premiers Arabes convertis par Mohammed (Mahomet), et surtout les quatre premiers califes, ainsi que Fatima, fille du prophète, ont pour partage les régions les plus élevées et les plus enchantées du ciel; la félicité dont ils jouissent dans ce séjour ravissant est au-dessus de l'intelligence humaine; Dieu a destiné à chacun d'eux soixante-dix pavillons superbes tout éclatants d'or et de pierreries; chacun de ces pavillons immenses est garni de 700 lits éblouissants; et chaque lit est entouré de 700 houris ou vierges célestes... !

Les Musulmans croient qu'il y a eu sept animaux auxquels l'entrée du paradis a été ouverte : ce sont : le chameau du prophète Élie, le bélier d'Abraham, le poisson qui engloutit Jonas, la jument Buraq, la fourmi et la huppe de Salomon, et Kitmir le chien des Sept-Dormants.

Cependant, beaucoup des Musulmans ne croient pas du tout à cette béatitude sensuelle : les passages du Coran où il en est question peuvent être pris dans un sens métaphorique. Garcin de Tassy a recueilli, dans ses Doctrines et Devoirs de la religion musulmane, tous les passages du Coran relatifs au paradis; or, la plupart pourraient être énoncés par les deux autres religions monothéistes, par exemple :

« Le paradis est le séjour préparé aux justes, à ceux qui font l'aumône dans la prospérité et dans l'adversité, et qui, maîtres des mouvements de leur colère, savent pardonner à leurs semblables. III, 127. Dieu appelle les humains au séjour de la paix, et conduit ceux qu'il veut dans les voies du salut. Une récompense magnifique sera le partage des bienfaisants. La noirceur et la honte ne voileront jamais leur front; ils habiteront éternellement le séjour des éternelles voluptés. X, 36, 37. Ceux qui ont eu la crainte du Seigneur seront sauvés. Ils posséderont le séjour du bonheur. Le mal et la peine n'approcheront point d'eux. XXXIX, 62. Annonce à ceux qui croient et qui font le bien, qu'ils habiteront des jardins ou coulent des fleuves. Là, ils trouveront des femmes purifiées (houris). Ce séjour sera leur demeure éternelle [...]. Dieu ne rougit pas de te déclarer ceci en parabole. Les croyants savent que la parole est la vérité; mais les infidèles disent : Pourquoi le Seigneur propose-t-il de semblables allégories? II, 23, 24.»

Le législateur évoque des d'objets sensibles, mais il a aussi bien soin de déclarer qu'il parle en parabole et sous le voile de l'allégorie, et que par conséquent ces paroles ne doivent pas être prises à la lettre. Si du Coran nous passons aux commentateurs et aux théologiens, nous verrons le bonheur des élus encore plus spiritualisé. Ils font consister la félicité du paradis à voir la beauté et la majesté de Dieu, à se confondre et à s'absorber pour ainsi dire en lui, à vivre de sa vie, à être inondé de sa lumière ineffable, et à jouir d'une paix profonde et inaltérable. Les objets sensibles dont il est fait mention dans le Coran, sont pour eux autant de métaphores auxquelles le législateur avait recours pour être mieux compris. Le paradis des Musulmans, comme celui des Juifs et des Musulmans, n'est donc pas lui non plus compris par eux comme un lieu, mais plutôt comme un état des âmes.

( 7, 70 ou 700 houris ... au choix...)


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